L’argument du réalisme historique et le manque de diversité

L’argument du réalisme historique est souvent brandi pour critiquer l’inclusion de personnes minorées dans des récits qui s’inscrivent dans une période historique.

Il est utilisé par exemple pour critiquer les rôles de femmes combattantes, les personnages racisés ou queers dans un cadre médiéval, ou encore pour justifier des récits violents et/ou misogynes

Nous allons donc voir ensemble en quoi cet argument est souvent à côté de la plaque, aussi bien d’un point de vue rhétorique qu’historique.

Comment devenir sensitivity reader ?

Un·e sensitivity reader (SR) travaille avec les auteurices qui écrivent sur des publics minorisés pour les aider à tendre vers des représentations les plus justes possibles. Il permet de repérer les stéréotypes, clichés et tout ce qui peut être offensant ou imprécis pour un public en particulier.

Une mauvaise représentation vaut-elle mieux qu’aucune représentation ?

Proposer une bonne représentation sans recherches préalables ou relectures par des personnes concerné·es risque d’être périlleux, car il est très facile de tomber dans les clichés. Écrire des personnages justes et qui ne sont pas problématiques est quelque chose qui prend forcément du temps si vous n’êtes pas sensibilisé·e à ce sujet (et même siLire la suite « Une mauvaise représentation vaut-elle mieux qu’aucune représentation ? »

Le male gaze dans les jeux vidéo : l’impact sur le game design et les personnages LGBTQIA+

Trigger warning : homophobie, transphobie, agressions sexuelles Article hors-série à l’occasion des journées mondiales du jeu vidéo. C’était au départ un dossier réalisé dans le cadre d’un cours, mais le sondage réalisé sur Instagram montrait un certain nombre de personnes intéressées, donc le voici ! Le concept de male gaze s’appliquent également à l’écriture de romans, queLire la suite « Le male gaze dans les jeux vidéo : l’impact sur le game design et les personnages LGBTQIA+ »

Etudier l’autoédition par le prisme des cultural studies

Cet article est la troisième partie d’extraits de mon mémoire réalisé sur l’autoédition. Vous pouvez trouver un premier extrait ici (la place de l’autoédition dans l’édition française), et un autre ici (les pratiques autour de l’écriture, les questions de légitimité des textes et des auteurices). a) Une contestation de la hiérarchie des cultures Les outilsLire la suite « Etudier l’autoédition par le prisme des cultural studies »

L’autoédition : légitimité, pratique et statut de l’auteur

Cet article est un extrait de la première partie de mon mémoire sur l’autoédition. Vous pouvez trouver un autre extrait ici (sur la place de l’autoédition dans l’édition française d’un point de vue historique et économique) et un autre ici (sur l’apport des cultural studies pour étudier un phénomène comme l’autoédition). a) « Le sacreLire la suite « L’autoédition : légitimité, pratique et statut de l’auteur »

La place de l’autoédition dans l’édition française

Cet article est un extrait de la première partie de mon mémoire sur l’autoédition. Vous pouvez trouver la suite ici (sur la construction de la légitimité des textes et des auteurs, et sur la pratique de l’écriture) et un autre ici (sur l’apport des cultural studies pour étudier un phénomène comme l’autoédition). I. L’édition française,Lire la suite « La place de l’autoédition dans l’édition française »

Les trigger warnings sont-ils vraiment inutiles et nocifs ?

Les trigger warnings (TW) prennent la forme d’une liste de mots sur des sujets potentiellement traumatiques qui peuvent être abordés dans une production. En littérature, cela permet au lectorat de connaître en avance les thèmes présents dans un livre, et qui peuvent réveiller un potentiel traumatisme. Deux articles sur Slate remettent en question l’utilisation desLire la suite « Les trigger warnings sont-ils vraiment inutiles et nocifs ? »